Blog Andrej Golic : Malgré nous…

Voilà, malgré une qualité de jeu plus qu’insuffisante, malgré cette sensation de perte de confiance en soi, on se retrouve dans une position où tout est (presque) possible dans cet Euro… Le pire comme le meilleur.

L’avantage de ce match contre les Croates est qu’on ne peut plus se cacher. Ce sera un match d’hommes, un vrai, qui va mettre le vainqueur dans la position d’un éventuel Champion d’Europe 2012.  (Eh oui j’y crois fort, sinon je serais déjà rentré en France!). Le perdant sera, par contre, dans une crise d’une ampleur plus que préjudiciable pour les JO à venir.

Car, ne nous mentons pas, on ne prépare pas pour une compèt’ quelconque. Les JO, en repartant d’un Euro avec 3-4 défaites et en ayant perdu toutes ses certitudes, ce n’est pas évident.

Malgré leur bonne 1ère phase, les Croates sont un peu dans une situation similaire aux Bleus. Ayant eu l’occasion de cotoyer les 2 sélections j’ai pu vérifier sur place à quel degré cet Euro a le don de faire évoluer l’ambiance et l’état de chacune des équipes au fil de la compétition. Chaque résultat nouveau vous met tour à tour dans la peau d’un favori puis d’outsider.

La France est passée chronologiquement de la position de favori absolu à celle d’une déception colossale à celle d’une équipe n’ayant plus rien à espérer ni à revendiquer. Or depuis hier midi, nos Bleus sont passés à dans une nouvelle phase avec un nouveau surnom:

Les rescapés, les ressuscités ayant l’opportunité de revenir dans le tournoi en battant les ennemis historiques et peut-être prendre une médaille à la stupeur de tous qui , ravis de notre méforme, allaient voir pour une fois un podium sans la France. En résumé, je nous vois comme un boxeur au 9ème round : sonné, secoué mais qui a l’occasion de décocher un coup qui le fera revenir et éviter le KO et d’apercevoir la victoire.

Du coup, je mettrai bien une petite pièce sur Dider, Bobo et les copains.

Les Croates, eux, sont passés de la peau d’un outsider deluxe via celle d’un favori par excellence à celle d’une victime expiatoire qui voit, à cause d’une mi-temps trop mal géré tactiquement, offrir à leur bourreau préféré l’occasion de les sortir d’un tournoi qui s’offrait à eux.

Bref, j’annonce un combat des artistes suprêmes de ce sport mis à mal dans une guerre des tranchées. Un match à l’ancienne …

Que le meilleur gagne ( la France en l’occurence :)   ).