Nantes foudroie Chambéry et offre le titre à Montpellier.

Nantes crée la sensation ce soir en s’imposant sur le score de 27 à 22 face au deuxième du championnat de France. Philippe Gardent et ses hommes se souviendront longtemps de s’être pris la foudre pendant une demi-heure en ce jeudi soir, et d’avoir du même coup laissé le titre de champion de France à Montpellier.

C’était le premier gros choc de cette 23ème journée. Chambéry, confiant depuis sa large victoire face à Tremblay la semaine dernière, s’était reconstitué un joker face à son poursuivant direct varois. Mais les cinquièmes du championnat ont à coeur de terminer une saison sans grands enjeux aujourd’hui pour eux, si ce n’est espérer de revenir sur Dunkerque au classement… Outre leurs intérêts propres, Nantes pouvait en remportant cette rencontre offrir le titre aux Montpelliérains dès ce soir.

Une perfection à la nantaise. 

Quelle première mi-temps ! Les Nantais ont défié toute logique sportive en infligeant tout d’abord un violent 9 à 2 à Chambéry au bout de 13 minutes et surtout en ayant un gardien incroyable dans ses cages – j’ai nommé Marouenne Maggaiez – auteur en une seule mi-temps de 17 arrêts (74%). Une performance qui a ruiné mentalement l’attaque chambérienne qui, malgré une défense correcte et un très bon Cyril Dumoulin dans les buts (12 arrêts), n’a jamais pu sortir la tête de l’eau.

Qui dit arrêts de gardien dit contre-attaques et les Nantais n’étaient pas en reste. Un certain Valero Rivera qui tient à devenir le meilleur butteur de cette saison a comme ses coéquipiers allier justesse en attaque et efficacité au tir. Une mi-temps parfaite pour Nantes, cauchemardesque pour Chambéry. Même les soufflantes de Philippe Gardent n’ont pas réussi à remettre les têtes de ses joueurs à l’endroit.

Une inefficacité offensive des Chambériens qui a aussi été le résultat d’un déchet bien trop présent dans le jeu offensif. Quel constraste saisissant face à un jeu nantais se voulant simple, efficace et parfois aussi imprévisible de talent, grâce à la jeunesse d’O’brian Nyateu.

 

Le calme après la tempête.

Cette domination outrageuse en première mi-temps ne pouvait toutefois continuer ainsi, Nantes décidait alors de continuer d’exercer son jeu, tout en imposant le rythme souhaité au match. Pas d’emballement ni fioritures : ne rien faire qui pourrait redonner confiance à des Savoyards à l’orgueil ébranlé.

Forcément moins écoeurant en seconde période (il aurait été difficile de faire mieux/pire), Marouenne Meggaiez continuait à faire son festival avec un rythme d’arrêt tel qu’au bout de 10 minutes en cette seconde période : on pouvait d’ores-et-déjà imaginer l’issue de la rencontre.

Pendant un quart d’heure ce sont les Nantais qui en voulaient plus, à l’image de l’action à la 17ème minute où Frédéric Dole s’est démené pour récupérer un ballon en attaque et marquer un autre but, après deux arrêts de Grahovac, tandis qu’à côté la défense savoyarde semblait bien dépitée et de loin pas assez présente, à l’image d’une équipe globalement bien trop tendre.

C’était un état de grâce jusqu’à la baisse de régime des Nantais, qui permit aux Chambériens petit à petit de revenir (enfin) dans le match. Valero Rivera manqua un pénalty, Damir Bicanic marque juste après, et c’est tout le match qui semblait relancé. Une pénalité de deux minutes plus tard pour Nantes, et Chambéry revenait à seulement -3. Mais l’écart était bien trop grand pour les Savoyards, qui malgré tous leurs efforts n’ont pas réussi à profiter d’un Nantes visiblement essoufflé de tous ses efforts, au banc affaibli par toutes ses absences.

Nantes a été en définitive l’auteur d’un match héroïque ! Malgré une fin plus compliqué et presque logique en termes compte tenu de l’intensité physique exercée, les Nantais ont survolé les trois quarts de la rencontre et ont rendu les Savoyards – au complet – bien méconnaissables ce soir. On n’imaginait pas non plus ce soir que ce serait Nantes qui offrirait le titre à Montpellier, le club héraultais étant assuré grâce à cette défaite de leur dauphin de terminer le championnat à la première place.