Michaël Guigou : « Il y a un esprit montpelliérain »

Michaël Guigou est un montpelliérain, un vrai ! Les exploits dans les différents sports : à savoir bien évidemment dans le handball où il s’illustre, ou encore lors de l’exploit incroyable en football du MHSC, ainsi qu’en Rugby, avec une accession en finale du Top14 l’an dernier, constituent tous la preuve que la ville de l’Hérault est bien un centre montant et plein d’ambition du sport français, qui voit au loin un rêve de devenir un pôle sportif européen de premier plan. Grâce à son attrait universitaire et ses investissement dans la formation de jeunes sportifs, toutes les disciplines profitent de belles pousses, tout particulièrement au niveau des sports collectifs. Mickaël Guigou, ailier gauche montpelliérain, est ravi de participer à un tel projet et nous fait part sur L’Equipe.fr de tout l’engouement et la curiosité que suscite ce modèle unique en son genre.

«Du sourire, des chants, de l’union sur la place de la Comédie… Le sport montpelliérain est à la fête ces derniers jours. Montpellier est devenu une petite capitale du sport français, une des villes les plus représentées au haut niveau, tous sports confondus : foot féminin, hockey-sur-glace, volley-ball, basket féminin, football américain, water-polo… Je crois qu’il y a vingt-deux disciplines au haut niveau ! A l’image du dynamisme urbain de la ville. Et Montpellier est encore plus représenté depuis un an car les deux sports collectifs les plus médiatisés, foot et rugby, sont devenus respectivement champions de France (en 2011-2012) et vice-champions (en 2010-2011). La connivence entre les hommes politiques et les hommes impliqués dans leur club, tel Louis Nicollin, passionnés, amoureux et pour la plupart quasiment créateur de leurs clubs, ont amené leurs équipes jusqu’à l’excellence. Je crois qu’on peut saluer Georges Frêche car c’est lui qui a lancé la machine.

«Il y a un esprit montpelliérain»

Montpellier n’est certes pas le club omnisports de Barcelone. Il n’en a pas le nom ni la structure. Mais, malgré tout, il s’en rapproche. Il y a un petit sentiment ici d’unité qui solidarise tous les sportifs montpelliérains. Même s’il peut y avoir une jalousie – légitime – par moment car des sports sont un peu plus privilégiés, chacun garde un oeil sur les autres. Je pense qu’à travers les échanges entre sportifs, il y a un esprit montpelliérain («Mes que un club» (*) = plus qu’une ville) qui s’est formé. Il y a au fond ce respect des performances, des efforts connus de tous pour arriver aux résultats de chacun et je pense que là est la force de Montpellier. Il y a une atmosphère de compétiteurs qui règne ici, et je pense que le handball, avec toute modestie, a été une des locomotives.

 

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