Imprévisibles, ces « femmes de défis » !

L’équipe de France crée l’exploit ce soir en remportant le premier grand choc de ce tournoi olympique. En effet les Bleues s’imposent face aux Norvégiennes sur le score de 24 à 23, au terme d’une rencontre de très haut niveau.

Quel début de rencontre ! Les Bleues qui avaient très lourdement perdu face à ces mêmes Norvégiennes lors du dernier Scandinavian Open n’ont décidément pas eu le même visage ce soir. Comptant sur une défense haute – laissant parfois Heidi Loke bien seule – les Françaises ont bousculé la Norvège en début de rencontre, comme de grandes championnes.

Deux forces vives se sont dégagées lors de la première période : Signaté et Leynaud. La gardienne a réalisé prouesse sur prouesse, permettant à son équipe de jouer sur ses forces en contre, à l’instar notamment de leurs homologues masculins qui ont souvent brillé grâce à un style de jeu similaire s’appuyant sur un (très) grand gardien. Quant à sa coéquipière en attaque, les missiles envoyés ont troublé des Norvégiennes peu habituées à souffrir autant.

La seconde mi-temps s’est relativement équilibrée, que ce soit au niveau de l’envie que du niveau de jeu. Touchées au fond de leur orgueil, les Norvégiennes ont réalisé un retour au premier plan en profitant de l’exclusion de Camille Ayglon. Avec moins d’appuis en défense, il était plus compliqué de résister à la force de l’effectif nordique. Ce qui a fait la force des bleues durant ces temps indécis est l’exact ingrédient qui permet très souvent à cette équipe de se transcender dans ce type de rencontre. On a reconnu ce soir sa faculté à jouer crânement sa chance, son abnégation hors norme, ainsi que cette force de caractère qui ne leur ont jamais fait baissé la tête ce soir, surtout face à des Norvégiennes déjà maintes fois auréolées.

Quel exploit ! Cette performance quasi-imprévue, qu’on osait à peine espérer, se révèle être un très probable moment clé pour les filles d’Olivier Krumbholz. Une victoire face à la Norvège et c’est tout cette équipe qui peut se croire à rêver d’un quart de final aisé. Reste pour cela à garder la tête sur les épaules et à continuer de montrer autant d’envie. Imprévisibles ! Ces femmes de défis portent bien leur surnom.