L'équipe de France a quasiment assuré sa présence en demi-finales avec sa solide victoire sur la Suède (28-21), samedi à Zagreb. Les joueurs de Claude Onesta pourront valider leur billet s'ils dominent la Corée du Sud dimanche (18h30), avant d'affronter la Croatie mardi. En espérant que Didier Dinart se remette rapidement d'une douleur inquiétante à une cuisse.
La mauvaise nouvelle, c'est donc la blessure de Didier Dinart. La bonne, c'est qu'il y a quand même de quoi envisager la suite avec optimisme. Les qualités développées par l'équipe de France depuis le début du Mondial ne cessent de s'affirmer. Et ce samedi encore plus face à la Suède, son premier véritable adversaire. C'est donc légitimement que la demi-finale, sa huitième en Championnat du monde, lui tend les bras. Mieux, lui semble promise. Avec six points à son compteur à l'issue de ce premier match du tour principal, il faudrait un improbable concours de circonstances pour que le dernier carré lui échappe. Une victoire contre la Corée du Sud dimanche soir mettrait fin à tout calcul. Et le duel face aux Croates mardi ne prendrait plus que des airs de match amical de prestige. Un scénario idéal dans lequel les Bleus pourraient aussi trouver le moyen de récupérerDidier Dinart.
Guillaume Gille remplaçant de luxe
Touché à la cuisse gauche dès la huitième minute, le Guadeloupéen s'est instantanément retrouvé sur le banc avec une poche de glace sur le haut de sa cuisse gauche. Déchirure, élongation ? «Je ne sais pas, répond l'intéressé. J'ai senti un étirement, je dois passer une échographie dans la soirée pour savoir de quoi il s'agit.» En attendant, Guillaume Gille, promu à un poste qu'il n'a pas l'habitude d'occuper en équipe de France, a hérité du costard XXL taillé par le défenseur de Ciudad Real. Il l'a parfaitement endossé, bien relayé par un grand Nikola Karabatic. «Cela prouve qu'on est capable de faire avec tout le monde, que personne n'est indispensable», explique Jérôme Fernandez, encore auteur d'un match plein. Encore une fois aussi, la défense tricolore s'est avérée hermétique. Seulement trois buts encaissés au quart d'heure de jeu, dix à la pause (16-10) et un Thierry Omeyer des grands jours (14/35), certainement agacé par un premier ballon pris en plein visage. Sur le plan offensif, si Luc Abalo (5/9) a estimé qu'il fallait encore «quelques réglages», les Français ont tué le match dans le premier quart d'heure (11-3). Et certains, à l'image de Michaël Guigou, auteur d'un carton plein (7/7), se sont régalés.
Ni les sifflets croates, ni le bras gauche de Kim Andersson, coéquipier de Nikola Karabic à Kiel, ni même l'absence de la tour de contrôle Dinart, n'ont empêché les Français d'imposer leur puissance. A la fois physique, tactique et mentale. «On a tout donné. On voulait d'entrée imposer notre rythme, les faire reculer grâce à notre défense, leur faire sentir qu'on était là et qu'ils n'allaient pas passer facilement (...) Ca a été un beau match on niveau de la combativité» confie Karabatic. On pouvait également craindre un manque de rythme après un tour préliminaire dominé de la tête et des épaules. Ils l'ont en fait imposé dès le départ. Les Bleus sont bel et bien prêts. D'abord à battre la Corée samedi. Voire plus si affinités.